Les carburants changent de nom

Rond, carré et losange. Des figures géométriques vont remplacer les logos actuels des carburants. Cette signalétique fait suite à la mise en place d’une directive européenne datant de 2014. Les pays voisins de l’Union européenne comme la Suisse, la Norvège et la Turquie suivront aussi cette directive. L’objectif ? Aider les citoyens européens à se repérer lorsqu’ils voyagent à l’étranger. Mais pas de panique. Voici un mode d’emploi pour s’y retrouver une fois à la pompe.
Il est loin le temps de nos grands-parents où il n’y avait que deux choix à la pompe : un pistolet pour l’essence, un autre pour le diesel. Bientôt, à la place du nom de tous les types de carburants qui existent, on découvrira des lettres et des chiffres comme B7, E5, E10… Dans les stations-service, il ne sera pas facile de s’y retrouver. L’essence sera repérable grâce à la lettre E, encerclée. A ses côtés un chiffre, représentant la teneur en éthanol. Exemple : le sans-plomb 95 ou 98 se transforme en un logo rond E5, pour 5% de bioéthanol. Et E10, pour 10% de bioéthanol. Le diesel arborera la lettre B, inscrite dans un carré. Pour trouver le diesel, il faudra chercher le B7, pour 7% de biocarburant. Les carburants gazeux seront désignés par un losange. L’hydrogène devient H2 et le GPL devient LPG. Ces nouveaux sigles seront indiqués sur chaque pompe et sur chaque pistolet. C’est une simplification pour Erick Briet, responsable des fuels et services d’EG Retal France. « L’intérêt principal, c’est la clarté, la transparence et la possibilité pour le client, quelle que soit la station, quel que soit le pays en Europe, de savoir quel carburant il doit utiliser pour son véhicule », affirme-t-il. Les distributeurs préviennent que l’affichage ne sera pas forcément modifié dès le 12 octobre. De quoi s’habituer doucement à cette nouvelle signalétique.

Les tarifs de l’essence et du gazole ont augmenté début octobre

Tandis que les automobilistes s’inquiètent de ne pas s’y retrouver avec les nouveaux noms des carburants, une autre mauvaise surprise les attend à la pompe : le tarif. Ainsi, le gazole, le carburant le plus vendu en France (80% des volumes), s’affichait en moyenne à 1,5217 euro le litre, soit 3,82 centimes de plus que fin septembre. Le litre d’essence sans plomb 95, lui, a augmenté de 2,13 centimes et le super de 1,95 centime. Enfin, l’essence sans plomb 98 (SP98) coûte 1,80 centime de plus par litre.
La cause de l’augmentation des tarifs à la pompe est liée à plusieurs facteurs. A commencer par le taux de change entre l’euro et le dollar. Plus l’euro est faible face à la devise américaine comme c’est le cas ces derniers mois, plus la facture pour les consommateurs est salée. Ensuite, le prix du baril de pétrole a fluctué de 70 à 80 dollars entre le mois de mars et le mois de mai 2018. Dernier facteur à l’origine de cette augmentation des tarifs à la pompe : les taxes gouvernementales sur l’essence qui ont été alourdies depuis début 2018 à cause de la volonté du gouvernement d’aligner le prix du gasoil sur celui du sans plomb. Ce sont ces trois éléments mis bout à bout qui expliquent une telle augmentation des tarifs.

Comment réduire ses dépenses de carburants ?

Les automobilistes devront donc adopter une conduite plus économe en carburant durant les prochaines années. Pour réduire les dépenses, cela passe d’abord grandement par un meilleur entretien du véhicule : vérifier que les pneus ne soient pas sous-gonflés, ne pas utiliser sa climatisation inutilement et bien faire sa révision. L’éco-conduite permet aussi de réduire de 15 % la consommation. Il faut éviter de laisser tourner le moteur inutilement, ne pas hésiter à utiliser le frein moteur et ne pas donner de trop franches accélérations. Dernière astuce : débusquer la station-service la moins chère près de chez soi grâce au site : https://www.prix-carburants.gouv.fr/