Les bons réflexes de conduite sous la pluie

Lorsque la pluie s’invite sur la route, il faut que le conducteur adapte sa conduite. Car lorsqu’il pleut des trombes, la voiture a un temps de réaction plus long. Heureusement, il y a un certain nombre de bons réflexes qu’il convient d’adopter pour votre sécurité mais aussi celle des autres. L’état général du véhicule entre également en compte. Plusieurs éléments comme les pneumatiques ou les balais d’essuie-glace sont à vérifier avant d’affronter en toute sérénité une route mouillée.

conduite sous la pluie

Respecter les limitations de vitesse

Evidemment, la limitation de vitesse est la première à devoir être respectée. Cette dernière est minorée dès qu’il pleut. Il faut alors rouler à 80 km/h plutôt que 90km/h sur les nationales, à 100km/h sur voie rapide plutôt que 110km/h et 110km/h sur l’autoroute à la place des 130km/h. Lorsque l’averse se fait vraiment trop puissante, la visibilité diminue de façon importante et les distances de freinage sont multipliées par quatre.

Les phares contre l’averse

C’est un réflexe à adopter : utiliser correctement ses phares lorsqu’il pleut violemment. Vous pouvez utiliser les feux de position et, éventuellement, les codes (feux de croisement). En dehors des villes, les feux antibrouillard avant sont tolérés en cas de pluie intense. En revanche, l’utilisation des feux antibrouillards arrière est strictement interdite : ces derniers ne doivent fonctionner que s’il y a du brouillard car ils éblouissent les voitures qui vous suivent.

Une conduite souple pour lutter contre l’aquaplaning

Quand un pneu ne parvient plus à évacuer l’eau, on parle d’aquaplaning. L’auto se met alors à glisser comme sur un coussin d’eau et vous perdez le contrôle. Afin d’éviter cette situation, il faut ralentir intensément à l’approche des zones où l’eau stagne. Et s’être assuré, au préalable, du bon état de vos pneus. Car les statistiques sont là : un pneu en mauvais état évacue cinq fois moins d’eau qu’un pneu neuf. Il est donc primordial d’évaluer l’épaisseur de la gomme. Si la profondeur des sculptures s’approche des 1,6 mm, c’est qu’il faut les changer.  Enfin, ils doivent être gonflés à leur juste pression.

Enfin, les coups de freins comme les coups de volant brutaux sont à proscrire pour éviter les risques de glissade. Sous la pluie, mieux vaut adopter une conduite souple et utiliser dès que vous le pouvez le frein moteur.

Voici quelques réflexes à adopter pour éviter l’aquaplaning :

  • Restez sur le qui-vive en cas de pluie, en anticipant chaque manœuvre
  • Réduisez votre vitesse sans freiner brusquement car le freinage d’urgence produit une accumulation d’eau
  • Évitez de rouler dans les flaques d’eau
  • Maintenez votre direction en tenant fermement le volant

La climatisation pour contrer la buée

Dès qu’il y a de la pluie, on observe la formation de buée. Installée sur votre pare-brise, cette dernière diminue considérablement la visibilité. Une seule solution efficace et rapide pour faire partir la buée sur les vitres : la climatisation. En refroidissant l’air, la clim fait chuter le taux d’humidité. D’un grand secours, elle assèche et absorbe la buée à froid comme à chaud. C’est d’ailleurs la seule manière de désembuer en cas d’orage tropical (35 °C, 100 % d’humidité).

Des essuie-glaces efficaces

Toutes les voitures disposent en général d’au moins trois vitesses d’essuyage : intermittent, normal et rapide. Bien sûr, en cas de forte pluie, la vitesse rapide s’impose, mais cette dernière ne sera véritablement efficace que si les balais ne sont pas usés. Pour constater le niveau d’usure d’un balai d’essuie-glace, il suffit d’étudier la pastille située sur le dessus. Cette dernière est verte s’ils sont en bon état et vire à l’orange au fil du temps, signe de leur usure. Les balais d’essuie-glace deviennent alors bruyants lorsque vous les actionnez : il est alors grand temps de les changer.