Un bilan du premier semestre en demi-teinte

Après le Covid, les constructeurs font les comptes. Et si PSA plonge, Renault s’en tire mieux que prévu alors que Porsche s’en sort la tête haute.

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Les premiers bilans post-Covid commencent à tomber et, dans l’automobile comme ailleurs, si les chiffres ne sont pas glorieux, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Evidemment, aucune marque n’affiche de bilan positif au cours de ce premier semestre, mais entre le plongeon de -45,6% enregistré par PSA et la baisse de 12% de Porsche, la marge est grande et si ce dernier constructeur peut espérer finir l’année sur une note positive, les chances d’y parvenir sont moins grandes pour le groupe français. Que s’est-il passé chez PeugeotCitroën alors que la maison dirigée par Carlos Tavares a enregistré un bénéfice record en 2019 alors qu’à l’inverse, Renault a subi un déficit et a enregistré une baisse moins forte en ce premier semestre ? C’est que le losange, qui chute tout de même de 35% est beaucoup plus mondial que Peugeot, très (trop) centré sur l’Europe, continent ou la crise du Covid a été particulièrement intense. 

Renault se porte bien hors d’Europe

Si le Coronavirus a frappé toute la planète, il ne l’a pas touché dans les mêmes proportions, et les affaires des constructeurs automobile s’en ressentent. Ainsi, en Russie, les ventes de Renault n’ont baissé « que » de 19,5%. En Inde aussi, le français s’en tire mieux que le marché dans son ensemble en recul de 49,4%. Le losange limite sa chute dans les sous-continent à -28,7% notamment grâce au succès de son mini monsopace Triber, véritable phénomène de mode là-bas. Autre succès, et autre phénomène de mode, celui que connait le SUV coupé XM3. Ce Crossover, dérivé de l’Arkana, lui-même dérivé du Kadjar, a été lancé en début d’année en Corée du Sud sous la marque Samsung dont Renault est propriétaire. Résultat : 22 000 exemplaires se sont écoulés en cinq mois et les ventes du groupe français se sont envolés dans ce pays à +58,8%.

La Zoe et la Clio en tête

Autres motifs de satisfaction pour le losange : la Renault Zoe est en Europe la grande gagnante du confinement, avec 37 540 unités vendues. Rien qu’au mois de juin, la petite électrique a enregistré 11 000 commandes. Autre succès, la nouvelle Clio, 5e du nom, lancée en fin d’année dernière s’est hissé sur la première marche du podium des citadines sur le vieux continent. Et il en a fallu de peu pour qu’elle détrône l’indétrônable Volkswagen Golf toujours en tête des voitures les plus vendues en Europe.

Le low-cost en berne

Pourtant, Renault a connu des déconvenues au cours de ce premier semestre. Notamment avec ses produits low-cost. Ainsi Dacia, la marque automobile best-seller du groupe depuis quinze ans a reculé de 48,1% au cours des six derniers mois, de même que l’autre filiale à bas coût Lada. Un curieux phénomène peut être explicable par la fragilisation de la population européenne la moins riche au cours de cette période. Population qui est également la première cliente des marques low-cost.

Le luxe en bonne santé

A l’inverse de cette clientèle à bas revenus, les populations plus aisées semblent avoir mieux vécues cette période. En témoigne les bons résultats de l’Allemand Porsche dont les ventes, au cours de cette période compliquée, n’ont baissées « que » de 12%. Le spécialiste allemand a livré 116 964 voitures à travers le monde au cours des six derniers mois, sur son seul stock, puisque ses usines étaient fermées durant le confinement. Evidemment, ce bon score n’est pas lié à la 911, mais aux SUV Cayenne et Macan, toujours best sellers. A noter également le bon départ de la première Porsche électrique, la Taycan, qui s’est écoulée à près de 4  500 exemplaires. Un succès, ou un échec relatif de la marque par rapport à ses concurrents automobile qui lui donnent l’espoir de réaliser le même objectif cette année que l’an passé. Un luxe pour les voitures de luxe.

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