1er janvier 2020 : ce qui attend les automobilistes

C’est un rituel de début d’année. Augmentations diverses, taxes inédites et règlementations nouvelles viennent garnir les étrennes des automobilistes. Passage en revue des principaux changements qui vont voir le jour aux premiers jours de 2020.

budget auto - automobilistes

Généralement, les petits changements interviennent à deux périodes précises de l’année. C’est en effet au 1er janvier et au 1er juillet que sont fixées les entrées en vigueur des diverses taxes, augmentations et nouvelles règlementations diverses qui touchent les automobilistes. Et s’il est trop tôt (malheureusement pour la météo) pour évoquer celles de juillet prochain, il est en revanche temps de se pencher sur celles qui vont encombrer la vie des automobilistes français dans une quinzaine de jours. Bonus – malus, permis de conduire, PV, limitations de vitesse : tout le monde est concerné.

Un bonus plus limité pour les automobilistes

Jusqu’ici, tout acheteur de voiture électrique pouvait déduire 6 000 euros de sa facture (plafonnés à 27% du coût total). Au 1er janvier prochain, c’est fini. Du moins pour les autos qui coûtent plus de 45 000 euros. A partir de ce seuil, les acheteurs ne percevront plus que 3 000 euros. Quant aux voitures de plus de 60 000 euros, elles n’auront droit à aucun bonus. Avis à ceux qui souhaitent s’offrir une Tesla Model S ou X, une Jaguar I-Pace ou une Porsche Taycan.

Malus : une sanction en deux étapes

Un durcissement du malus est au programme dès le 1er janvier. Dans un premier temps, elle sera basée sur les normes actuelles édictées par Bruxelles (NEDC). Dès ce début d’année, le seuil de déclenchement, au-delà duquel il faudra payer, est abaissé. Toutes les voitures émettant plus de 110g sera affecté, alors qu’aujourd’hui, ce seuil est fixé à 117g. Mais au 1er mars, nouveau rebondissement : les normes WLTP entrent en lice. Plus sévère que les actuelles, elles devraient aggraver le malus. Mais le gouvernement a prévu de remonter le seuil qui pourrait être déclenché à partir de 138g à ce moment-là. Attention, ce malus pourrait également varier sur chaque modèle en fonction de la version choisie, selon les équipements, la boite de vitesse ou la taille des jantes.

Téléphone au volant : la sanction sera durcie

C’est l’un des volets de la loi sur les mobilités qui entre en vigueur le 1er janvier. A compter de cette date, téléphoner au volant peut coûter 135 euros, auxquels s’ajoutent 6 mois de retrait de permis. A condition que cette faute soit assortie d’une autre infraction grave (feu rouge ou stop grillé, dépassement d’une ligne blanche, etc). Une augmentation de l’amende en cas de contrôle technique non réalisé est également au programme, sans que l’on n’en connaisse le montant, mais elle devrait intervenir plus tard. Une telle infraction coûte aujourd’hui 135 euros aux automobilistes.

Automobilistes : la fin des 80km/h ? Dans le principe, pas dans les faits

Dès le premier janvier, un autre texte contenu dans la loi mobilité sera appliqué. Il concerne les 80km/h aujourd’hui en vigueur sur toutes les routes départementales du pays. A compter de cette date, les présidents des conseils départementaux pourront décider de conserver cette vitesse sur leur territoire, ou de revenir aux 90km/h. Sauf que les freins administratifs sont suffisamment nombreux pour les faire hésiter. Surtout, ils risquent de porter personnellement la responsabilité des accidents qui pourraient se produire sur ces tronçons. De là à prévoir peu de changements sur les routes de campagne, il n’y a qu’un pas. 

La sanction contre la conduite sans assurance automatisée

La mesure est déjà en vigueur depuis quelques semaines, mais sous forme d’avertissement seulement. Mais dès le premier janvier, tous les automobilistes flashés par un radar automatique seront automatiquement sanctionnés si leurs voitures affichent une carte non actualisée, ou si elles n’affichent pas de carte du tout. Il lui en coûtera 400 euros s’il règle dans les quinze jours, ou 1 000 euros par la suite. Un prix qui dépasse largement le prix moyen d’une police d’assurance.

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