Automobile : la voiture, grande gagnante du confinement

Selon un sondage réalisé par l’Institut Louis Harris pour le site Caradisiac, l’automobile semble réunir les suffrages des Français après la période de confinement. En cause, la trop grande promiscuité observée dans les transports en commun lors des trajets quotidien.

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Les échos venus de Chine avaient mis la puce à l’oreille des professionnels de l’automobile. Selon une étude réalisée parmi la population de l’Empire du milieu, plus de 60% de la population susceptible de s’offrir une voiture, et qui n’en avaient pas, souhaitaient passer à l’acte après le confinement, principalement pour éviter la promiscuité des transports en commun en temps de pandémie. Une bonne nouvelle pour l’industrie chinoise et occidentale, puisque, avec près de 24 millions de voitures vendues chaque année, la Chine est le premier marché au monde. Restait à savoir quel serait la réaction des Français. 

L’automobile, plutôt que le métro

C’est chose faite avec cette enquête réalisée par l’Institut Louis Harris les 4 et 5 mai, pour le site Caradisiac.com, soit quelques jours avant le déconfinement. Et si les proportions ne sont pas les mêmes à Paris qu’à Pékin, une même tendance se dégage auprès des 1 166 personnes interrogées : la peur de prendre le métro, les bus, le RER ou le train. Et dans ce contexte, la voiture grignote des places dans le cœur des Français. Elle progresse de 4 points par rapport à leur choix d’avant la crise, et dorénavant, 21% des usagers entendent bien se rendre au travail à son bord. 

Le vélo plébiscité 

Reste que la voiture, qui trouve son retour en grâce, n’est pas la seule gagnante du Covid. Le vélo, qui conserve néanmoins un score moins élevé, avec 9%, voit ses fans augmenter et le faire évoluer de 9 points. Enfin, le « transport » qui augmente le moins (1%) est la marche à pied. Fort commode, il ne concerne évidemment que ceux qui habitent à proximité de leur lieu de travail.

Le covoiturage stagne

Au final, si tous les moyens de transports individuels progressent, il en est un, plutôt alternatif, qui stagne. Les trotinettes électriques, vélos, deux roues ou voitures en copartage n’emportent pas les suffrages. Il en va de même pour les VTC et autres taxis. Seuls 2% des usagers les plébiscitent. Là encore, la cause avancée par les interressés tient dans la crainte du non respect des règles sanitaires par les opérateurs ou les chauffeurs. Il est d’ailleurs à prévoir que les co-voiturages de type Blablacar soufrent eux aussi des suites de la pandémie.

Sans automobile à la campagne, point de salut

Evidemment, la comparaison entre les différents modes de transports ne valent que si différents modes existent. Ce qui est le cas en ville mais pas à la campagne. C’est pour cette raison qu’au niveau national, le moyen de déplacement favori des français reste l’automobile. Il l’était déjà avant la crise, avec 57% des suffrages, il l’est d’autant plus aujourd’hui, avec un score de 59%

De nouveaux automobilistes convaincus

Reste que ce succès de l’automobile est une chose, mais les pros de l’auto souhaiteraient qu’il se concrétise par un acte de vente, ne serait-ce que pour les tirer du mauvais pas actuel. Le mois d’avril s’est en effet soldé par une baisse des ventes de près de 90% au niveau de l’hexagone. Ils peuvent être rassurés. Du moins si un simple sondage peut tranquilliser un secteur tout entier. Car, parmi les 15% de Français qui ne disposaient pas d’une auto dans leur foyer jusqu’à présent, 10% envisagent son acquisition. Mieux encore, 13% de ceux qui possèdent déjà une voiture, envisagent d’en changer au cours des 6 prochains mois. De quoi redonner (un peu) d’espoir à une profession en difficulté.

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