Améliorer sa conduite grâce au stage de pilotage

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Conduire sur circuit ne sert pas seulement à piloter une voiture de course. Cette expérience peut également avoir d’autres bénéfices, celui, notamment, d’améliorer grandement sa conduite au quotidien. Et donc de faire baisser le risque de mortalité sur les routes. Après un stage de pilotage, on n’appréhende plus son auto de la même façon. Petit tour de piste de tous les bénéfices d’un stage de pilotage.

Bien choisir son stage de pilotage

En conduisant une voiture de sport sur circuit, on peut joindre l’agréable à l’utile. Si c’est un moment exceptionnel de liberté et de sensations, un stage de pilotage sert également à maîtriser une bête de 500 ch et donc, a fortiori, une voiture de tous les jours. Choisir le bon stage de pilotage est déjà un premier point important. Le moniteur doit s’adapter à votre niveau de conduite lors d’un briefing personnalisé et délivrer une bonne somme de consignes, de techniques de pilotage et de recommandations de sécurité. La mise en confiance est également essentielle. Quant à la piste, elle doit être adaptée et les autos utilisées, assurées. Enfin, l’équipement complet doit être fourni : vous devez enfiler combinaison, gants, bottines et casque intégral, comme un vrai pilote de course.

L’art du freinage

Lors d’un stage de pilotage, c’est l’occasion d’appuyer sur le champignon et d’éprouver une vraie sensation de vitesse. Les 130km/h, vitesse maximale autorisée sur l’autoroute, sont pulvérisés. Cela permet, d’une part, d’assouvir le besoin de rouler vite et, d’autre part, de maîtriser correctement sa voiture lors de fortes accélérations. Car tenir la bête à plus de 200km/h réclame quelques compétences : gérer son stress d’abord, tenir sa monture, estimer les distances et propulser son regard au loin pour ne pas rater le virage.
Le freinage est également une partie importante et primordiale du pilotage. Car pour aller vite, paradoxalement, il faut savoir freiner correctement. Et ce n’est pas une mince affaire car c’est l’inverse de ce que l’on a appris et que l’on fait au quotidien : sur circuit, on appuie d’abord très fort sur la pédale de frein et on relâche doucement. Tout un savoir faire qui demande un sacré tact. Cela s’appelle le freinage dégressif. Parfois, des ateliers de freinage d’urgence sont proposés lors de stage de pilotage. Car savoir freiner avant d’entamer un virage est essentiel lorsque l’on déboule à plus de 200km/h. Certaines autos écoles rêveraient de mettre en place un tel atelier pour que leurs élèves maîtrisent à merveille sur la route ce type de freinage en cas d’accident. Cela ferait certainement baisser le nombre de tués sur les routes. Mais une telle initiative aurait un coût trop élevé.

Améliorer sa trajectoire grâce au pilotage sur circuit

Pour gagner de précieuses secondes, il faut que la trajectoire soit parfaite. Et si dans la vie de tous les jours, on a tendance à ne pas regarder bien plus loin que son capot, sur circuit il faut nécessairement projeter les yeux vers l’horizon. Différents types de virages existent et un stage de pilotage sur circuit permet de tous les aborder. A quel moment ralentir et comment reprendre de la vitesse ? Tout cela doit être parfaitement maîtrisé. Car si les roues ne sont pas droites au moment de la sortie du virage et que l’on accélère trop fort, c’est le tête à queue assuré. Un stage de pilotage est une excellente manière de reconsidérer les risques que représente la conduite sur vraie route. En ressortant d’une journée sur circuit, on est forcément sensibilisé aux dangers de la route et on comprend notamment mieux les transferts de masse d’une auto. Ce que le commun des mortels a bien du mal à ressentir.